L’accord du Lambermont couvre en réalité trois accords politiques qui ont défini, en 2000-2001, la cinquième réforme de l’Etat. Les accords du Lambermont ont surtout débouché sur une augmentation des moyens destinés à l’enseignement de la Communauté française. Pour le reste, certaines compétences, comme le commerce étranger, la loi provinciale et communale et des volets de la coopération au développement, ont été transférées aux régions. Les accords ont été conclus entre des libéraux flamands et francophones, des socialistes, des écologistes et la Volksunie, qui était cependant divisée.
Un Accord interprofessionnel (AIP) est un accord transsectoriel entre les employeurs belges et les syndicats. Le principal volet concerne l'accord relatif aux salaires. En Belgique, la norme salariale doit être sanctionnée par le gouvernement. En janvier 2011, un accord a été obtenu entre employeurs et syndicats pour les années 2011 et 2012 mais ensuite rejeté par les syndicats socialistes et libéraux.
BHV signifie Bruxelles-Hal-Vilvorde, arrondissement électoral et judiciaire. BHV réunit la région bilingue de Bruxelles-Capitale et l’arrondissement flamand unilingue Hal-Vilvorde dans la province du Brabant flamand. Les Flamands réclament la scission de BHV depuis déjà 1961. La Cour constitutionnelle a estimé en 2003 que le découpage électoral faisait de BHV une circonscription anticonstitutionnelle. Néanmoins, BHV n’a été scindé ni pour les élections de 2007 ni pour celles de 2010.
La Banque nationale de Belgique (BNB) est la banque centrale belge. Depuis l’instauration de l’euro, la BNB est l’un des participants au système Euro, dont le centre est la Banque centrale européenne avec son siège à Francfort. La Banque nationale de Belgique est aujourd’hui une société anonyme. La moitié des actions sont aux mains de l’Etat belge. En 2011, Luc Coene a succédé à Guy Quaden au poste de gouverneur de la BNB.
Le Bureau fédéral du Plan (BFP) est une institution belge d’intérêt public. Il réalise des études et des prévisions sur des questions de politique économique, socio-économique et écologique. Son expertise scientifique est mise à la disposition du gouvernement, du parlement, des partenaires sociaux ainsi que des institutions nationales et internationales.
Une convention collective de travail (CCT) est un ensemble d’accords entre les représentants des employeurs et les représentants des travailleurs. La CCT vient compléter le contrat de travail individuel qu’un employeur et son travailleur concluent ensemble. En Belgique, on fait une distinction entre une CCT nationale (pour toute l’économie), les CCT sectorielles et les CCT d’entreprise. Une CCT est conclue pour une durée déterminée.
Le « centre démocrate Humaniste » (cdH) est le parti chrétien-démocratique de Belgique francophone. Le cdH a été fondé en 2002 et succède au Parti Social Chrétien (PSC). Le parti a une image plus à gauche que le CD&V flamand, avec lequel il n'a, pour ainsi dire, plus de liens. Depuis 2002, le cdH était dirigé par la présidente Joëlle Milquet. Benoit Lutgen lui succèdait en 2011.
Le Vlaamse christendemocratische partij CD&V (Christen-Democratisch en Vlaams) a vu le jour en 2001 et succède au CVP, le Christelijke Volkspartij. Pendant de nombreuses décennies, ce parti a été le plus grand parti en Flandre mais il a perdu cette position de tête lors des élections du 13 juin 2010, au profit de la N-VA. Le parti est aujourd’hui dirigé par Wouter Beke. Le parti a une aile de centre-droit et une aile syndicale plutôt de gauche.
Le 11 juillet, on commémore chaque année en Flandre la bataille des Eperons d’or de 1302, une bataille qui opposa les milices du Comté de Flandre et l’armée du roi de France. Le 11 juillet est le jour férié officiel de la Communauté flamande mais n’est pas encore un jour férié légal en Belgique. La célébration est l’occasion de commémorer la fameuse bataille mais aussi de mettre l’accent sur les exigences du mouvement flamand.
La Centrale Générale des Syndicats Libéraux de Belgique ou Algemene Centrale van Liberale Vakbonden van België (ACLVB) est le plus petit des trois syndicats dits représentatifs. Le syndicat libéral compte en Belgique environ 210.000 membres. Le président actuel est Jan Vercamst. La CGSLB défend une philosophie socio-libérale. Ce petit syndicat n’est pas négligeable dans les services publics avec le SLFP, Syndicat libre de la fonction publique (VSOA -Vrij Syndicaat voor het Openbaar Ambt).
Tout ce qui a trait aux relations entre les régions et les communautés. Ces relations sont régies à travers une loi linguistique de 1966 et les cinq réformes de l’Etat entre 1970 et 2001. Il ne s’agit toutefois pas uniquement de conflits linguistico-culturels. Il y a aussi des visions fondamentalement différentes de la politique socio-économique, de l’immigration, de la justice, etc. On a vu apparaître un déficit démocratique avec deux opinions publiques divisées.
En Belgique, il y a trois communautés : la Communauté flamande, la Communauté française et la Communauté germanophone, qui sont compétentes pour les affaires liées aux personnes, telles que l’enseignement, le bien-être, le sport, l’intégration, la prévention en matière de santé, la politique de la famille, les médias et la culture dans leur région linguistique. Les Communautés flamande et française sont également compétentes pour les matières qui sont exclusivement néerlandophones ou francophones dans les 19 communes bruxelloises.
Une commune en territoire unilingue, où les services communaux sont néanmoins proposés dans une autre langue si les citoyens en font la demande. Au total, il y a 27 communes, 12 communes flamandes, 6 communes francophones et 9 communes de la Communauté germanophone. Sont surtout concernées les six communes à facilités flamandes en périphérie bruxelloise : Wemmel, Kraainem, Wezembeek-Oppem, Rhode-Saint-Genèse, Linkebeek et Drogenbos, où les francophones bénéficient de facilités. Dans les communes à facilités francophones, les faveurs pour les néerlandophones ont rapidement disparu, mais cela n’a pas été le cas dans l’autre sens.
Dans le droit constitutionnel belge, les conflits d’intérêts sont des conflits entre le pouvoir fédéral, les Communautés et les Régions. La Chambre des représentants, le Sénat ou un Parlement de communauté ou de région peut temporairement paralyser le traitement d’une loi, d’un décret ou d’une ordonnance d’un autre parlement. Il est apparu que du côté francophone, des conflits d’intérêts successifs ont été introduits (contre la scission de BHV par exemple) par le Parlement de la Communauté française, le Parlement wallon, la Commission de la Communauté française du parlement bruxellois (la COCOF) et même le Parlement de la Communauté germanophone. Pour les Flamands, ce n’est possible qu’au sein du Parlement flamand.
La première réforme de l’Etat de 1970 a débouché sur ce que l’on a appelé une « Constitution verrouillée ». La constitution belge ne peut en effet être modifiée qu’à une majorité des deux tiers au parlement et une majorité simple dans chaque groupe linguistique. Cela signifie que la Communauté flamande, qui représente environ 60 % de la population belge, ne peut user de sa majorité comme bon lui semble. D’autres verrous sont la procédure de la sonnette d’alarme et l’introduction de conflits d’intérêts.
Exigence des partis francophones de créer d’un lien territorial entre Bruxelles et la Région wallonne. Ce corridor impliquerait le rattachement d’une partie (par exemple une partie de la Forêt de Soignes) ou toute la commune à facilités flamande de Rhode-Saint-Genèse à la Région de Bruxelles-Capitale. Ainsi, cela apaiserait la crainte francophone de voir, en cas de scission du pays, Bruxelles être enclavée à l’intérieur du territoire de la Flandre. La Flandre s’oppose à une telle conquête de son territoire.
La Confédération des Syndicats Chrétiens ou Algemeen Christelijk Vakverbond (ACV) est le plus grand syndicat en Belgique, avec pas moins de 1,6 millions de membres. Il adhère à une philosophie chrétienne-démocrate. Le président actuel est Luc Cortebeeck. Le syndicat est traditionnellement plus fort en Flandre que dans la partie francophone du pays. La CSC collabore étroitement avec les chrétiens-démocrates du CD&V, mais plus de manière exclusive. Ces dernières années, le syndicat chrétien – avec les socialistes – a adopté une opinion pro-belge.
Parti francophone écologiste de gauche qui appartient au même groupe, au Parlement fédéral, que ses collègues flamands de Groen!. Le parti est dirigé aujourd’hui par Jean-Michel Javaux et Sarah Turine. Ecolo défend, bien entendu, des opinions écologistes, mais se rattache aussi au front francophone. Entre 1999 et 2003, Ecolo faisait partie du gouvernement arc-en-ciel Verhofstadt I. En 2009, le parti est aussi entré dans les gouvernements régionaux wallon et bruxellois, avec le PS et le cdH.
Le FDF, l’abréviation de « Fédéralistes Démocrates Francophones » depuis 2010, a été créé comme un parti bruxellois francophone radical en 1964 et fait partie du MR libéral depuis 2002. Le parti a combattu les lois linguistiques de 1962-1963. Le FDF, aujourd’hui dirigé par Olivier Maingain, n’accepte pas le tracé de la frontière linguistique et plaide pour l’élargissement de Bruxelles. Il réclame le rattachement des six communes à facilités flamandes et exige des facilités linguistiques dans d’autres communes flamandes.
La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) ou Verbond van Belgische Ondernemingen (VBP) est une organisation globale d’employeurs belges de différents secteurs d’entreprise. La FEB représente plus de 30.000 entreprises. La FEB est l’un des principaux interlocuteurs dans la concertation sociale en Belgique. Le président est Thomas Leysen.
La Fédération Générale du Travail de Belgique, le syndicat socialiste en Belgique. Connu dans la partie néerlandophone du pays sous le nom de ABVV (Algemeen Belgisch Vakverbond). Le président actuel est Rudy De Leeuw. Le syndicat socialiste, qui compte 1,2 millions de membres en Belgique, est traditionnellement plus fort en Wallonie qu’en Flandre. La fédération est divisée en trois entités interrégionales pour la Flandre, la Wallonie et Bruxelles. Le syndicat est fort proche du PS en Wallonie et à Bruxelles et du sp.a en Flandre et dans une moindre mesure des groupes de « petite gauche ».
La francisation en Belgique a débuté dès le 18e siècle et s’est accélérée après l’indépendance de la Belgique en 1830 car le néerlandais était considéré comme une langue inférieure. La francisation a d’abord frappé Bruxelles et les communes avoisinantes. Cela s’est souvent passé sous la pression sociale. Au 19e siècle, l’élite culturelle en Flandre était tout à fait francophone mais cela a fort changé au 20e siècle, grâce à la lutte d’émancipation flamande. La francisation est aujourd’hui encore une question essentielle dans la périphérie flamande.
La frontière linguistique entre le territoire néerlandophone et le territoire francophone a été définitivement fixée en 1963. L’arrondissement de Bruxelles-Capitale avec ses 19 communes a été déclaré officiellement bilingue. La frontière linguistiques n’est pas une invention flamande. Les francophones, et les socialistes en particulier, ont milité, dès le début du 20e siècle, pour des territoires unilingues en Belgique et une frontière linguistique fixe. Aujourd’hui, les Flamands souhaitent le respect de cette frontière linguistique. Le parti bruxellois FDF veut déplacer cette frontière linguistique et l'ancienne présidente du cdH Joëlle Milquet a déclaré qu’elle était une erreur historique.
Le parti écologiste flamand, qui succède au parti politique Agalev (Anders gaan leven) qui fut créé en 1979 et était au gouvernement entre 1999 et 2004. Le nom Groen a été choisi en 2003. Ce parti plutôt petit se situe du côté de la gauche. Les écologistes flamands forment au parlement fédéral un groupe unique avec le parti francophone Ecolo. Son président actuel est Wouter Van Besien.
Tout comme en France – où le thème de l’identité nationale a été lancé par le président Sarkozy – le débat sur l’identité est également mené en Flandre. Dans une vision purement cosmopolitique, une identité flamande est un mythe, voire un danger. La N-VA a un autre avis sur la question. Nous voyons la Communauté flamande comme une communauté de destin de six millions de personnes, qui forment ensemble une démocratie, une communauté civile basée sur un socle culturel qui n’exclut quiconque souhaite y appartenir.
L’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI) est un organisme public fédéral qui organise les soins de santé, une partie de la sécurité sociale. L’institut est composé de quatre services principaux : soins médicaux, indemnités, évaluation et contrôle médicaux et contrôle administratif. A l’INAMI siègent des représentants de travailleurs, employeurs, mutualités et fournisseurs de soins. Du côté flamand, différents partis plaident pour un transfert des soins de santé vers les communautés.
La Flandre mène une politique en matière d’intégration. Il s’agit d’une forme d’intégration sociale des personnes d’origine étrangère, encadrée et ciblée. Son objectif est d’offrir aux nouveaux arrivants une place à part entière dans la société à travers l’inclusion et non l’exclusion. L’intégration, qui comprend entre autres des cours de langues et d’insertion, a été concrétisée à travers la participation de la N-VA au gouvernement flamand depuis 2004. Depuis 2009, Geert Bourgeois (N-VA) est ministre de l’intégration.
Libertair, Direct, Democratisch (LDD) est un parti politique flamand avec une image néolibérale et libertaire de la société. Il a été créé le 19 janvier 2007 par un ex-sénateur Open Vld, Jean-Marie Dedecker, sous le nom de LDD ou Liste Dedecker. Le parti a obtenu un succès modeste lors des élections de 2007 et 2009 mais n'a conservé en 2010 que Jean-Marie Dedecker à la Chambre. Après son départ, Dedecker est redevenu président du parti.
La loi de financement – officiellement la loi spéciale du 16 janvier 1989 – définit comment l’argent est réparti en Belgique entre l’Etat fédéral et les régions et communautés. Dans les négociations de 2010-2011, les Flamands souhaitent une révision de la loi actuelle. Ils veulent remplacer partiellement le système de dotation par des revenus propres pour donner aux entités fédérées davantage de responsabilités. Les francophones craignent un appauvrissement si les entités fédérées se voient accorder aussi une plus grande autonomie fiscale.
Le Mouvement flamand est un terme global pour désigner diverses associations et personnes qui ont joué un rôle dans la lutte d’émancipation flamande. Le Mouvement flamand a évolué : de la lutte pour l’égalité des droits de la langue et de la culture néerlandaises vers une plus grande autonomie politique et économique de la Flandre. Aujourd’hui, quelques grandes organisations flamingantes en dehors de la politique des partis sont souvent désignées comme « le mouvement flamand ».
Le Mouvement réformateur (MR) est le parti libéral en Belgique francophone. Le parti est apparu en 2002, fruit d’une fédération de quatre partis : le parti libéral classique PRL, le parti francophone radical bruxellois FDF, le MCC de Gérard Deprez (séparé des chrétiens-démocrates francophones) et les libéraux germanophones du PFF. Le MR est principalement un parti de centre-droit. Son président actuel est Charles Michel, qui a succédé au vice-premier Didier Reynders.
L’Office national de l’emploi (ONEm), ou Rijksdienst voor arbeidsvoorziening (RVA), est un organisme public fédéral qui surveille le droit à l’assurance-chômage en Belgique. L’ONEm est la plus grande institution publique de sécurité sociale en Belgique. Parmi ses principales missions, l’ONEm doit définir le droit à des indemnités pour chômage involontaire et le montant de ces indemnités. Les services de recherche d'emploi et de formation professionnelle sont attribués depuis 1989 aux régions et communautés.
Les Vlaamse Liberalen en Democraten (VLD) ont été rebaptisés en 2007 en Open Vld. Il s’agit du parti libéral flamand. Depuis son origine, le parti défend des opinions libérales classiques. Sous l’impulsion de Guy Verhofstadt, qui a été pendant 8 ans premier ministre fédéral dans une coalition avec les socialistes, le parti s’est un peu rapproché du centre et adopte, dans les débats éthiques, des opinions plutôt progressistes. Les élections de 2007, 2009 et 2010 ont été des défaites. Le président actuel est Alexander De Croo.
Le Pacte d’Egmont a été conclu en 1977 entre les partis de la majorité du gouvernement Tindemans II, une coalition de chrétiens-démocrates (CVP et PSC), de socialistes (BSP-PSB), la Volksunie et le FDF. La pacte avait pour objectif de convertir la Belgique en un Etat fédéral. Suite à la chute du gouvernement Tindemans, le pacte n’a pas été exécuté. Le droit d’inscription de francophones dans 13 communes de la périphérie flamande était un point extrêmement sensible qui a été violemment contesté par le Mouvement flamand.
Une trouvaille politique typiquement belge, où la majorité ne peut plus jouer son rôle de majorité. Le gouvernement fédéral belge est constitué de manière paritaire. A l’exception du premier ministre, il y a légalement autant de ministres néerlandophones que de ministres francophones. La parité entre Flamands (60 % de la population) et francophones (40 %) a été instaurée lors de la première réforme de l’Etat en 1970, en guise de garantie d’équilibre politique, mais est considérée par les Flamands comme un verrou supplémentaire.
Une commémoration des soldats flamands morts au front durant la Première guerre mondiale, organisée annuellement depuis 1920 à Dixmude. Les idéaux des pèlerins flamands sont : « Plus jamais de guerre, Autonomie et Paix de Dieu », qui fut transformé plus tard par le Comité du pèlerinage de l’Yser (organisateur de l’événement) en « Paix, Liberté et Tolérance ». Le pèlerinage a lieu au pied de la tour de l’Yser, le monument qui fut reconnu comme le Mémorial de l’émancipation flamande.
Le Vlaamse Rand (périphérie flamande) comprend 19 communes du Brabant flamand et compte, au total, environ 400.000 habitants. Il s’agit des six communes à facilités flamandes et de 13 autres communes qui jouxtent la Région bruxelloise ou une de ces communes à facilités. La périphérie flamande de Bruxelles a connu, ces dernières décennies, une importante immigration de personnes non-néerlandophones. La Communauté flamande plaide pour une protection du caractère flamand de la région.
Un phénomène propre à la « maladie belge ». On entend par la « politique du gaufrier » (wafelijzerpolitiek) une politique en matière de dépenses dans le cadre de laquelle les fonds réservés aux grands projets nécessitaient toujours une compensation équivalente dans l’autre partie du pays. Si de l'argent était nécessaire pour les ports flamands, il fallait dépenser autant d’argent - parfois inutilement - pour des projets en Wallonie (une autoroute ou l'ascenseur de Strépy-Thieu p. ex.) et inversement. La politique du gaufrier est l’une des raisons de la colossale dette publique belge.
Une procédure typiquement belge, qui a été inscrite dans la Constitution lors de la première réforme de l’Etat (1970). La procédure de la sonnette d’alarme est destinée à empêcher qu’un groupe linguistique ne réussisse à imposer une proposition ou un projet de loi. Un groupe linguistique peut, avec une majorité des trois quarts, suspendre la procédure législative pendant 30 jours. Dans la pratique, cette procédure exceptionnelle vise à contrer les propositions de la majorité flamande. La procédure de la sonnette d’alarme n’a jusqu’à présent été appliquée qu’à deux reprises, à savoir lors de l’intégration de l’Economische Hogeschool Limburg dans le Limburgs Universitair Centrum en 1985 et le 29 avril 2010 lors du vote de la scission de l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Le Parti Socialiste (PS) est depuis des décennies le pouvoir politique le plus puissant de Wallonie. Ce parti est situé à gauche sur le plan économique et est partisan d’un pouvoir étatique fort. Lors des élections de juin 2010, il a encore renforcé sa position en Wallonie. Le PS fournit le ministre-président pour le gouvernement bruxellois, le gouvernement de la Communauté française et du gouvernement wallon. Car président Elio Di Rupo est premier ministre de la Balgique çà ce moment, Thierry Giet functionne comme président intérimaire de la parti.
Suite à cinq modifications constitutionnelles d’affilée, l’Etat belge unitaire a évolué vers un Etat fédéral. La première réforme de l’Etat date de 1970, la cinquième de 2001. Une sixième grande réforme de l’Etat dans un sens plus confédéral fait l’objet de toutes les discussions depuis les élections de juin 2010. Les principaux objectifs sont : rendre les structures plus démocratiques, permettre une politique plus efficace et imposer une responsabilité financière à tous les niveaux de pouvoir.
Les Régions en Belgique sont compétentes pour les matières liées au territoire, comme l’aménagement du territoire et l’urbanisme, l’économie, l’emploi, l’agriculture, les transports publics, la mobilité, le commerce extérieur, la loi communale et provinciale. Il y a trois régions : la Flandre, la Wallonie et la Région de Bruxelles-Capitale.
La responsabilisation des entités fédérées vise à ce que ces dernières puissent être récompensées en cas de bonne politique et sanctionnées dans le cas contraire. La responsabilisation est une exigence de la N-VA pendant les négociations gouvernementales de 2010-2011 sur la révision de la loi de financement. La N-VA souhaite entre autres une importante autonomie fiscale pour les entités fédérées et une responsabilité propre notamment sur la politique d’emploi, les soins de santé et les allocations familiales.
Jusqu’à nouvel ordre, la sécurité sociale est fédérale en Belgique. Ses principaux piliers sont : l’assurance maladie et invalidité (INAMI), les pensions, l’assurance-chômage et les allocations familiales. Il y a aussi les maladies professionnelles, les accidents du travail et les congés annuels. Certains partis flamands militent depuis longtemps pour le transfert de (pans importants de) la sécurité sociale aux régions et communautés.
Le sp.a ou Socialistische Partij Anders (avec le sous-titre Sociaal Progressief Alternatief) est le parti socialiste de Flandre et le successeur du SP. Le nom a été choisi en 2001 après une opération d’élargissement. Le parti est désigné par la plupart des observateurs comme un parti de centre-gauche. Le sp.a fait partie du gouvernement flamand, mais se situe dans l’opposition au fédéral. Sa présidente actuelle est Bruno Tobback.
Les flux monétaires de Flandre vers Bruxelles et la Wallonie sont appelés transferts. Les transferts via le budget fédéral, la loi de financement et la sécurité sociale s’élèvent entre 6 et 7 milliards d’euros par ans et 11 milliards si l’on considère le règlement de la dette. L’ampleur des transferts est toujours contestée du côté francophone, où ils sont considérés comme une solidarité naturelle. Une étude récente de Vives (KULeuven) a montré que les transferts ne servaient pas la solidarité mais avaient un effet paralysant sur la croissance économique, tant wallonne que flamande.
L’Union des Francophones (UF) est une liste francophone qui s’impose dans le Brabant flamand. L’UF a un seul élu au parlement flamand et six au conseil provincial du Brabant flamand. L’UF est un rassemblement de tous les partis francophones de la périphérie flamande, avec le FDF comme principal partenaire. L’UF refuse de reconnaître le caractère flamand et le statut néerlandophone de nombreuses communes dans le Brabant flamand. Elle milite également en faveur d’un élargissement de Bruxelles.
L’Unie van Zelfstandige Ondernemers, mieux connue sous le nom d’UNIZO, est une association d’entrepreneurs indépendants, essentiellement des petites et moyennes entreprises et des professions libérales. En 2000, UNIZO est devenue la nouvelle appellation du NCMV, le Nationaal Christelijk Middenstandsverbond. Avec plus de 80.000 membres, UNIZO est la plus grande organisation patronale du pays. Elle occupe surtout une position forte en Flandre. L’administrateur délégué est Karel Van Eetvelt.
Le Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling en Beroepsopleiding (VDAB) est un service public flamand qui rassemble l’offre et la demande du marché de l’emploi et qui a surtout la tâche d'intervenir en faveur des demandeurs d’emploi et de les aider à trouver du travail. Depuis la réforme de l’Etat de 1989, l’emploi est une compétence régionale et la formation une compétence communautaire. Les pendants wallon et bruxellois du VDAB sont, respectivement, le ForEm et Actiris.
Le Vlaams Economisch Verbond (VEV) était une organisation patronale flamande, fondée en 1926 par entre autres Lieven Gevaert. Le VEV se voulait le pendant flamand du « Comité Central Industriel » francophone, qui sera plus tard absorbé dans la Fédération des entreprises de Belgique. Les principaux objectifs de l’organisation étaient le développement de l’économie flamande et la néerlandisation de la Flandre. En 2002, le VEV fusionnait avec la Vlaamse Kamer van Koophandel pour devenir la Voka.
Le Vlaams Belang (VB) est un parti nationaliste flamand d’extrême-droite, qui fut créé en 1978 sous le nom du Vlaams Blok après le pacte d’Egmont. Le parti a connu une belle montée électorale, en dépit du – ou grâce au – cordon sanitaire d’autres partis politiques. Le VB est aussi connu pour son opinion anti-migrants. En 2004, après avoir été jugé pour racisme, le parti a changé de nom et est devenu le Vlaams Belang. Cela lui a encore valu un moment au sommet avec 24 %, puis une chute de son pouvoir électoral. Le président actuel est Bruno Valkeniers.
Le Vlaamse Leeuw est l’hymne officiel et le drapeau de la Communauté flamande. Le chant date de 1847. Le texte a été écrit par le dramaturge Hyppoliet van Peene et mis en musique par Karel Miry, et est basé sur le roman « Le Lion des Flandres » écrit par Hendrik Conscience. Le Vlaamse Leeuw en tant que drapeau officiel de Flandre existait déjà au 12e siècle. Le Vlaamse Leeuw est un symbole pour la nation flamande, comme d’autres nations ont leurs symboles, qui, chacun, méritent le respect.
Voka, le réseau flamand d’entreprises, est une organisation patronale flamande, qui représente plus de 16.000 entreprises en Flandre et à Bruxelles, et 65 % de l’emploi privé. Voka a vu le jour en janvier 2004, lorsque le Vlaams Economisch Verbond (VEV) et les huit Chambres régionales du commerce en Flandre ont décidé d’unir leurs forces. Son président actuel est Luc De Bruyckere et Jo Libeer en est l’administrateur délégué.
La Volksunie (VU) était un parti nationaliste flamand qui a exercé une influence importante sur le système politique entre 1954 et 2001. Il a contribué à apporter une plus grande autonomie de la Flandre. Le parti a connu sa période la plus prospère au début des années septante. En 2001, le parti a éclaté suite à un différend interne. Cette scission a donné naissance à deux partis : la N-VA et le parti libéral de gauche Spirit, qui a ensuite disparu de la scène politique. La N-VA poursuit aujourd’hui l’héritage de la Volksunie.